AQUITAINE IMAGE CINEMA

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Aquitaine Image Cinéma est chargée par le Conseil Régional d'Aquitaine de favoriser la création, la production et la diffusion d'oeuvres cinématographiques et audiovisuelles


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# Posté le lundi 17 décembre 2007 06:09
Modifié le samedi 22 décembre 2007 14:16

GIE SAGEC CINE32

GIE SAGEC CINE32







Présentation du GIE Sagec Ciné 32

Depuis leur création, les ententes de programmation SAGEC et Ciné 32 ont largement contribué à la diffusion de cinémas divers, de qualité et publics. Elles ont également continué à assurer une présence du cinéma dans la réalité de l'aménagement du territoire. Pour mieux poursuivre cette tâche et pour dégager des moyens permettant d'en assurer la pérennité, le principe d'un regroupement des deux Ententes a été retenu.

Ainsi, un GIE (Groupement d'intérêt Economique) qui rassemble les activités de programmation des deux entreprises a été créé pour débuter son activité le 1er janvier 1999. Il est agréé par le CNC avec un statut d'Entente Nationale

Si chaque salle continue à travailler avec son centre de programmation habituel (Auch ou Egletons) les négociations avec les distributeurs et l'ensemble des partenaires concernés pour la mise en place des copies sont, elles, faites de façon centralisée.

En améliorant nos relations avec les distributeurs, en leur assurant une facturation et un règlement groupé pour l'ensemble du circuit, nous développons avec eux un partenariat efficace. Les progrès ne sont pas réalisés qu'en terme d'organisation : aujourd'hui le GIE Sagec Ciné 32 regroupe, dans la région du sud-ouest où il est le mieux implanté la moitié des salles classées Art et Essai. Cette volonté de diffusion du film de qualité et d'auteur nous paraît une nécessité pour notre réseau de salles de proximité.

Ce regroupement des forces - dans une organisation à la fois rigoureuse et respectueuse de chacun - est une des conditions qui permet à chaque salle d'assumer son indépendance.
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# Posté le lundi 17 décembre 2007 06:08

CINE PASSION EN PERIGORD

CINE PASSION EN PERIGORD













http://www.cine-passion24.com/


Historique & fonctionnement


On ne va pas au cinéma pour échapper à la télévision !
On va au cinéma pour aller au cinéma.

Un peu d'histoire

Le département de la Dordogne a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, sur une partie de l'ancienne province du Périgord. La Dordogne fait partie de la région Aquitaine et est limitrophe des départements de la Haute-Vienne, de la Corrèze, du Lot, de Lot-et-Garonne, de la Gironde, de la Charente-Maritime et de la Charente. La Dordogne, c'est l'ancienne province du Périgord.

Sur la route de Paris aux Pyrénées, à égale distance du pôle et de l'équateur, elle est traversée par la transeuropéenne et le 45ème parallèle. Elle bénéficie de par sa localisation, d'un climat particulièrement tempéré, qui en fait une région agréable à vivre en toutes saisons. Aux confins des zones océaniques, continentales et montagnardes, elle exprime sa diversité. C'est cette diversité toute en nuances qui est évoquée au travers des quatre couleurs du Périgord, quatre pays qui n'en font qu'un.

Qui a dit qu'il ne se passait rien dans nos campagnes ?

Envie de se faire une toile en habitant en Dordogne ? Rien de plus facile. Outre les salles des trois principales agglomérations périgourdines, le réseau Ciné-Passion en Périgord tisse sa toile sur vingt-deux points de projection en milieu rural. Ce réseau est le résultat de plus de vingt-cinq ans de politique publique des collectivités locales (les mairies) et territoriales (le Conseil Général de la Dordogne, le Conseil Régional d'Aquitaine, l'Etat, et même l'Europe - c'était avant le référendum et ça s'appelait le programme Leader 2 haut-Périgord).

Le cinéma à la campagne n'est pas une utopie, surtout dans l'hexagone où le parc de salle est l'un des principaux au monde. La Dordogne n'échappe pas à la règle.

Ça commence à Saint-Astier...
Parce qu'ils en avaient assez des films de Bébél qui passaient six mois après leur sortie à Paris, marre des conditions de projection, marre surtout que la salle ne soit pas appréciée et donc utilisée par les habitants, dès 1986, quelques « fêlés de ciné », Jean-Claude Camboulives, André Champeaux, Daniel Mignard... regroupés autour d'un jeune bénévole, Yannick Biot, vont convaincre le jeune maire de l'époque, Jacques Monmarson, de racheter le cinéma et de le gérer comme on gère une piscine ou tout autre équipement collectif. Le cinéma La Fabrique de Saint-Astier devient alors le premier cinéma municipal d'Aquitaine. Dès lors, une dynamique s'instaure et trois autres petites salles privées du département (Ribérac, Nontron, Montignac) reprennent la même idée lumineuse, celle de faire perdurer la vie de la salle.

Le Conseil Général de la Dordogne, sous l'impulsion de Guy Schneller, a su, dès 1990, faire confiance à ces acteurs de terrain. En effet, il a souhaité mettre en synergie la volonté politique départementale et les souhaits des municipalités périgourdines afin de fédérer les cinémas dans un réseau de salles du milieu rural, lieux culturels de proximité indissociables de tout développement socio-économique.

Le développement

En 1991, le cinéma associatif le Club à la Roche Chalais, intègre le réseau. Puis, en 1997, ces cinq salles décident communément de créer un circuit de cinéma itinérant, par solidarité avec le Nord du département. Ce circuit itinérant est le seul de France à avoir été créé à l'initiative de salles de cinéma sédentaires. Entre 1998 et 2003, cinq autres municipalités (Le Buisson de Cadouin, Terrasson, Thiviers, Mussidan et Montpon Ménestérol) vont se rapprocher de Ciné-Passion en Périgord.

Ainsi, treize ans plus tard, aucun périgourdin n'habite à plus de vingt kilomètres d'un lieu de projection. Cette volonté départementale de déléguer à une association l'aménagement du territoire en matière de diffusion cinématographique, démontre parfaitement le rôle de catalyseur du Conseil Général de la Dordogne et la capacité d'une association – en contact direct et quotidien avec le public – de prévoir les attentes et de sensibiliser les publics. Au delà de la sortie cinéma, c'est bien le lien social émanant de la sortie qui prévaut dans la politique de l'association.

La Dordogne est à ce titre un exemple. C'est en effet un département qui a vu sa fréquentation cinématographique quadrupler en l'espace de quinze ans en milieu rural (65 000 spectateurs en 1993, 250 000 en 2005), et ce grâce à son réseau de salles (cinq salles en 1991, dix salles plus un circuit itinérant en 2003). La salle de cinéma devient, au-delà du lieu permettant la projection de film en exclusivité, un lieu de convivialité que les spectateurs s'approprient notamment par l'acquisition régulière de cartes d'abonnement

L'accès au film

La salle de cinéma est une structure qui clôt un système, production, distribution et exploitation. Néanmoins, depuis la fin des années 90, la salle de cinéma ne clôt plus la chaîne et le DVD, la VOD, la télévision par satellite ou la TNT permettent à de nombreux amoureux du cinéma de « se faire un ciné à la maison ». Les entrées en salle ne représentent plus que 30 à 70 % des recettes d'un long métrage.

Les salles de cinéma de Ciné-Passion en Périgord font toute preuve d'une hétérogénéité concernant leur programmation. Toutes classées « Art et Essai » (y compris le circuit itinérant), elles conjuguent chaque semaine le doux équilibre entre film commercial, film d'auteur, film jeune public, film du répertoire ou encore documentaire...

Toutes les salles du réseau sont programmées par une entente de programmation, Sagec-Ciné 32. Cette interface entre les distributeurs de films et nos salles est dirigée par Jean-Pierre Villa et Alain Bouffartigues. Sagec-Ciné 32, c'est un réseau de plus de 250 salles de proximité dans le grand Sud-Ouest ; c'est aussi un allié de poids dans le difficile accès aux copies de films.

L'organisation

Le Centre Culturel La Fabrique, siège de l'association, est le lieu fédérateur des responsables de salles. Ils s'y rencontrent chaque mois afin de partager savoirs et incertitudes. C'est un espace temps où les dix animateurs-projectionnistes parlent un langage commun, complétant les échanges quotidiens qui les lient à leurs employeurs (mairie ou association).

Cette concertation visible (par des animations, des rétrospectives, des mises en place d'avant-premières ou de sorties nationales) et invisible (échange de savoirs, entretiens quasi quotidiens, échanges de films permettant une meilleure exclusivité, programmation en amont sur les films porteurs et sur les films d'auteurs) a permis rapidement à chacune des salles adhérentes de se forger une image d'outil culturel de proximité et d'accueillir chaque année d'avantage de spectateurs.

La formation continue des responsables de salle permet également une réelle implication de chacun dans le réseau et une meilleure relation entre chaque agent municipal en charge de la salle et son employeur, le Maire ou le Directeur général des services.







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L'équipe Ciné-Passion en Périgord
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# Posté le lundi 17 décembre 2007 06:04
Modifié le samedi 22 décembre 2007 14:33

Bertrand Tavernier Parrain du Cinéma Lux

Bertrand Tavernier Parrain du Cinéma Lux




































MR BERTRAND TAVERNIER : PARRAIN DU CINEMA LUX LOUIS DELLUC
Il est venu une première fois pour le parrainage de la salle avec en avant première son film "Laisser passer", il est revenu pour nous présenter sa Biographie et il est venu pour la troisième fois avec son film en avant première "Holly Lola" lors des Premières Rencontres Buissonnières.


Biographie de Bertrand TAVERNIER

Bertrand Tavernier est né à Lyon le 25 avril 1941.

Son père, René Tavernier, écrivain et poète, fut le fondateur de la revue Confluences qui eut de nombreux problèmes avec la censure de Vichy et qui reste l'une des seules revues libres publiées durant l'occupation. Giraudoux, Aragon, Georges Sadoul y collaborèrent.

Dès l'âge de 14 ans, Bertrand Tavernier sent qu'il veut devenir réalisateur. Dans un cahier où il colle des photos de films, il note et souligne les noms des trois premiers metteurs en scène qui l'impressionnent : John Ford, Henri Hathaway, William Wellman.

Durant ses années de collège, il fait son apprentissage cinématographique au cinéma Studio Obligado (de CONGO BILL aux FORBANS DE LA NUIT, de FORT APACHE à la REVANCHE DES DIEUX ROUGES), au Pathé Cinéma (LE RÉVEIL DE LA SORCIERE ROUGE), au California (AVENTURES EN BIRMANIE), toutes ces salles hélas disparues. Puis c'est la découverte de la cinémathèque, le choc occasionné par les films de Renoir, les premiers hommages à Fritz Lang, à Buster Keaton.

Avec quelques amis à la Sorbonne (dont Frédéric Vitoux et Philipe Haudiquet), il fonde L'Étrave, un journal où il publie des articles et des interviews. C'est en allant interviewer Jean-Pierre Melville après DEUX HOMMES DANS MANHATTAN qu'il se lie d'amitié avec celui-ci. Il sera son assistant stagiaire sur LÉON MORIN PRETRE, puis son attaché de presse pour ce même film et pour LE DOULOS.

A la même époque, il fonde avec Bernard Martinand et le poète Yves Martin, le ciné-club Le Nickel Odéon pour voir des films qui n'étaient presque jamais programmés. Les présidents d'honneur en étaient King Vidor et Delmer Daves.

Après LÉON MORIN, Bertrand Tavernier rentre chez Georges de Beauregard comme attaché de presse et il défend des films comme CLEO DE 5 A 7, ADIEU PHILIPPINES, LE MÉPRIS, LA 317ème SECTION, LES CARABINIERS, L'OEIL DU MALIN...

Pour lui, c'est un vrai apprentissage : il suit les tournages, les différents stades du montage, discute avec les réalisateurs. Il continue à écrire des critiques dans Cinéma 61,62... Positif, Les Lettres Françaises, Combat, Les Cahiers du Cinéma où il découvre la rigueur morale d'Éric Rohmer.

Devenu attaché de presse indépendant, il s'associe avec Pierre Rissient. Ensemble, ils vont se battre pour Losey, Fuller, Raoul Walsh, Ida Lupino, Claude Sautet, Jacques Rouffio, Howard Hawks, John Ford, Claude Chabrol, sans oublier les jeunes metteurs en scène Alain Tanner, Ken Loach, Mike Leigh, Robert Altman, John Boorman, Jerry Schatzberg... Faire découvrir des films de Lang, Mc Carey, Abraham Plonsky. De L'EXTRAVAGANT MR RUGGLES à LA FEMME A ABATTRE en passant par SHOCK CORRIDOR, tous ces films piliers de l'art et essai ont été sortis et lancés par eux.

Mais depuis des années, Tavernier veut passer à la réalisation. Après deux sketches tournés durant la période où il travaillait pour Georges de Beauregard, LE BAISER DE JUDAS et UNE CHANCE EXPLOSIVE, il écrit une adaptation de Robert Louis Stevenson, LA PLAGE DE FALESA pour Jacques Brel et James Mason, obtient leur accord, mais ne trouve pas de producteur. Puis après un ou deux autres projets avortés (dont une adaptation de Dumas qui deviendra QUE LA FETE COMMENCE) et deux films comme co-scénariste dont l'un de Riccardo Freda, qui lui donne ainsi sa première chance, c'est la rencontre avec Simenon et avec Aurenche et Bost.

L'HORLOGER DE SAINT PAUL, malgré le soutien de Denis Château pour Gaumont et Pierre Vercel pour Pathé, est refusé par tout le monde pendant un an quand Raymond Danon accepte de le produire. A sa sortie, en 1974, le film obtient le prix Louis Delluc, l'Ours d'Argent à Berlin, le Hugo d'Argent à Chicago.

QUE LA FETE COMMENCE, sorti en 1975, connaît les mêmes déboires et le film n'aurait jamais pu être tourné sans l'obstination de la productrice Michèle de Broca et l'aide d'Yves Robert et de Danielle Delorme. Le film remporte le César de la meilleure réalisation, du meilleur scénario, du meilleur second rôle (Jean Rochefort), du meilleur décor (Pierre Guffroy).

En 1976, trois Césars également pour LE JUGE ET L'ASSASSIN (Galabru, scénario et Philippe Sarde).

Puis en 1977, c'est DES ENFANTS GATES où la première fois, il devient co-producteur, car là encore le film a les plus grandes difficultés à se faire.
En 1980, c'est LA MORT EN DIRECT (DEATH WATCH) qu'il met trois ans à financer. Tourné en anglais à Glasgow en Ecosse, écrit avec David Rayfield, c'est l'un des plus beaux rôles de Romy Schneider (c'était l'un des ses trois préférés) et le premier "sérieux" de Harry Dean Stanton.

La même année, il tourne très vite UNE SEMAINE DE VACANCES, le premier scénario qu'il écrit avec Colo Tavernier O'Hagan. Noiret reprend brièvement le personnage de L'HORLOGER DE SAINT-PAUL. C'est aussi l'un des premiers rôles de Gérard Lanvin. Bertrand Tavernier, se passionnant pour les acteurs, a toujours mêlé des comédiens connus, souvent utilisés à contre-emploi et des nouveaux visages ou des découvertes : Nicole Garcia, Christine Pascal, Michel Blanc et l'équipe du Splendid, sans oublier Harry Dean Stanton, Louis Ducreux, Dexter Gordon et Julie Delpy.

En 1982, il tourne COUP DE TORCHON, qui passe à travers toutes les gouttes des Césars (11 nominations). Sélectionné aussi pour l'Oscar du meilleur film étranger, il l'évitera brillamment !
UN DIMANCHE A LA CAMPAGNE remporte en 1984 le prix de la mise en scène à Cannes, le prix de la critique new-yorkaise, celui de la critique anglaise.

Puis en 1985, c'est AUTOUR DE MINUIT ('ROUND MIDNIGHT) où, malgré l'aide d'un producteur comme Irwin Winkler, il faut à Tavernier plus de deux ans pour faire accepter son sujet. Dexter Gordon obtient une nomination aux Oscars pour le rôle de Dale Turner et Herbie Hancock remporte un Oscar pour la musique.


Transposant à l'écran les enseignements de la Nouvelle Histoire, Bertrand Tavernier s'attache, dans LA PASSION BÉATRICE en 1987, et en 1989 LA VIE ET RIEN D'AUTRE (qui obtient un très grand succès), aux conséquences de deux conflits : le déclin de la féodalité à l'issue de la guerre de Cent Ans, sujet d'une oeuvre historique dont l'authenticité a rarement été égalée dans le cinéma français : la quête des derniers disparus de la Grande Guerre qui permet au cinéaste de brosser le portrait d'un homme truculent, solitaire, et obstiné, rôle qui vaut à Philippe Noiret le César du meilleur acteur et le Félix du meilleur acteur européen, le film obtenant d'ailleurs le prix du jury à cette même cérémonie, ainsi que de très nombreuses distinctions dont le prix du meilleur film étranger à Los Angeles (décerné par la critique) et à Londres (BAFTA).
LYON, LE REGARD INTÉRIEUR (1988), tourné après LA PASSION BÉATRICE pour la télévision dans la série "Chroniques de France", est un documentaire sur sa ville natale, vue à travers le regard lucide et si humain de son père René Tavernier que son fils interroge tout au long d'une ballade fascinante à travers un Lyon bien mal connu.

Bertrand Tavernier a d'ailleurs tourné plusieurs documentaires. Deux moyens métrages : CINÉ CITRON, écrit par Jean Cosmos et LA 800ème GÉNÉRATION, puis deux (très) longs métrages : PHILIPPE SOUPAULT ET LE SURRÉALISME (en collaboration avec Jean Aurenche) et MISSISSIPPI BLUES en 1984 (co-réalisé par Robert Parrish) dont la version longue en quatre épisodes s'intitule PAYS D'OCTOBRE.

Bertrand Tavernier qui n'a jamais renié son passé cinéphile a aidé plusieurs metteurs en scène qu'il admire (comme Riccardo Freda), parfois hélas sans succès. Il a co-produit deux films de son ancien assistant Laurent Heynemann LA QUESTION et LES MOIS D'AVRIL SONT MEURTRIERS (dont il est aussi co-scénariste) et LA TRACE de Bernard Favre (également co-scénariste).

Deux fois président de la SRF, vice-président de la SACD, il se bat depuis des années pour préserver le droit d'auteur, le droit des cinéastes à être seuls maîtres de l'intégrité de leur oeuvre, à contrôler le montage final de leurs films, à lutter contre la "colorisation" ou les coupures publicitaires à la télévision.

En 1990, DADDY NOSTALGIE avec Jane Birkin, fruit d'une nouvelle collaboration avec Colo marque le retour de Dirk Bogarde au cinéma et redécouvre Odette Laure qui reçoit le César du meilleur second rôle. Pendant cette année, Bertrand Tavernier trouve aussi le temps de rédiger avec son vieux complice Jean-Pierre Coursodon les 1250 pages de "50 ANS DE CINEMA AMERICAIN", Grand Prix du Livre Art et Essai.

Il retourne au documentaire en 1991 avec LA GUERRE SANS NOM (co-auteur Patrick Rotman), film de quatre heures sur la guerre d'Algérie vue par les appelés et rappelés de la région de Grenoble.

C'est pendant le montage de ce film qu'il fait la connaissance, grâce à son fils Nils, de Michel Alexandre avec qui il se lance dans l'écriture de L.627 en 1992. Il écrit pendant le tournage son "journal intime" QU'EST-CE QU'ON ATTEND ? (Ed. du Seuil).

LA FILLE DE D'ARTAGNAN suivra en 1994. Il prend en charge la réalisation de ce film qu'il co-produit, une semaine avant le début du tournage, à la place de Riccardo Freda. Retardé dans sa préparation de L'APPÂT, il réussi néanmoins à filmer quelques scènes. LA FILLE DE D'ARTAGNAN reçoit un très bon accueil en France et à l'étranger dans les festivals et dans les salles.
Il décide de produire le film de Marcel Ophuls VEILLES D'ARMES, histoire du journalisme en temps de guerre. Il est nominé aux premiers Césars du meilleur film documentaire. Il remporte le Grand Prix de la SCAM.

Bertrand Tavernier enchaîne immédiatement à la sortie de LA FILLE DE D'ARTAGNAN, la suite du tournage de L'APPÂT avec Marie Gillain (il l'avait rencontrée lors d'un festival au Japon), Bruno Putzulu et Olivier Sitruk. Il reçoit L'Ours d'Or au Festival de Berlin. Il soutiendra la promotion du film dans des lycées et collèges, dans des banlieues "rouges", dans des festivals en province et à l'étranger...
D'autre part, 1995 est l'année du Centenaire du Cinéma : il s'investit dans de nombreuses manifestations en tant que Président de l'Institut Lumière de Lyon, vice-président de l'Association Premier Siècle et membre de l'ARP.

En 1995, il retrouve Philippe Torreton avec qui il avait travaillé sur L.627 et L'APPÂT , pour le tournage de CAPITAINE CONAN qui vont les amener jusqu'en Roumanie. Le film, sorti en 1996, permet à Bertrand Tavernier de recevoir le César du meilleur réalisateur, et à Philippe Torreton celui du meilleur acteur. Le film va également remporter plusieurs prix dans différents festivals mondiaux.

Investi dans la défense des Sans-Papiers, et signataire de l'Appel à la désobéissance civique des réalisateurs, du 11 février 1997 Bertrand Tavernier est invité par Eric Raoult à aller vivre un mois dans une cité, en l'occurrence, celle des Grands Pêchers à Montreuil. Il s'en suivra un documentaire : DE L'AUTRE COTÉ DU PÉRIPH qu'il réalise avec son fils, Nils. Ce documentaire a été notamment sélectionné au Festival de Berlin en 1998.

En mars 1999, sort son film qu'il a écrit avec sa fille Tiffany et son gendre, Dominique Sampiero, CA COMMENCE AUJOURD'HUI. Le film raconte le combat d'un instituteur et directeur de maternelle contre les ravages de la crise économique dans le nord de la France. C'est Philippe Torreton qui incarne ce personnage volontaire entouré de Maria Pitarresi et Nadia Kaci. Le film reçoit de nombreux prix, notamment le Prix du Public à San Sébastien.

Parallèlement et comme pour DE L'AUTRE COTE DU PERIPH' il poursuit son travail documentaire avec son fils Nils et suit pendant plus de deux ans et demi des grévistes contre la Double Peine à Lyon. Face au refus de toute les chaînes de télévisions françaises de diffuser ce sujet jugé trop polémique, HISTOIRES DE VIES BRISEES-LES DOUBLE PEINE DE LYON sort en salle en novembre 2001 ; trois mois avant LAISSEZ-PASSER , film écrit à nouveau avec Jean Cosmos d'après les souvenirs de Jean Aurenche et Jean Devaivre, avec Jacques Gamblin et Denis Podalydès.
Le film présenté en compétition au Festival de Berlin s'est vu décerné l'Ours d'argent du meilleur acteur pour Jacques Gamblin et celui de la meilleure musique pour Antoine Duhamel.
Au Fort Lauderdale International Film Festival 2002 (Floride), le film reçoit les prix du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, et meilleur second rôle masculin pour Denis PODALYDES.
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# Posté le lundi 17 décembre 2007 06:01
Modifié le samedi 22 décembre 2007 14:29

Vue du Cinéma 2

Vue du Cinéma 2
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# Posté le lundi 17 décembre 2007 05:57