« Tempo da recolleitta», Félix Blume, Bruxelles (32')
À la rencontre des « mémoire s vivantes » de la Galice, chansons de la tradition.
A 10h00 Programme Aquitaine Image Cinéma
« Chouquette» Portrait de Chouquette, ancienne figure du quartier St Pierre à Bordeaux. A elle seule, c'est 50 ans de vie Bordelaise, un regard sur un quartier, une ville ; c'est l'histoire de ces gens qu'on ne connaît pas mais qui existent avec leur solitude, leur détresse, leurs problèmes mais aussi avec leur générosité et leurs espoirs.
« Les Femmes de l'Espourguilhat » Printemps 2002, dans les champs d'asperges de l'Espourguilhat, ce film permet d'offrir une autre image de l'immigration en France à travers le prisme d'une petite communauté de femmes vivant au rythme des saisons agricoles.
« Raissa » A travers le portrait de Fatma « Raïssa », les conditions sociales des artisans pêcheurs, ainsi que le droit des femmes en Algérie.
« Nicole et ses petits » La famille Sautour est sur les routes, dans les criées, dans les entrepôts frigorifiques. Leur boulot : acheter, vendre, transporter le poisson depuis les criées jusqu'aux poissonniers, le plus vite possible, et surtout, le plus possible. Une famille entière, depuis la grand-mère jusqu'aux petits enfants qui mène tambour battant une croisade pour emporter des marchés. Etre le premier, le meilleur, en faisant fi des sentiments. Ne pas s'écouter soi même, gagner de l'argent, et foncer, toujours foncer. Pour qui, pour quoi ? Nicole et ses enfants ne se posent plus la question depuis longtemps. La concurrence est sans merci, les sentiments familiaux seront pour plus tard, la passion du travail et de l'action l'ont emporté.
« LE GOUT DES AUTRES »
LA GUYANE – ULTRAMARIN
A 14h00 Dessin Animé Guyanais
A 16h00 Contes d'Emmanuelle Gaume à la bibliothèque (sous
réserve)
A 17h00 « C'est l'homme qui »
« Bon à rien »
A 18h00 Ouverture de la cantine et retrait prioritaire des places de cinéma
A 19h30 Pour les séances seules ouverture de la caisse
A 20h30 Maran l'éveilleur des consciences avec Barcha Bauer
Documentaire
Durée : 52 minutes
Réalisation : Serge PATIENT, Barcha BAUER
Coproduction : France 3 Aquitaine - Une coproduction La Lanterne - RFO Guyane - PRODOM Canal Antilles -Cinquillo films
Guyanais, René Maran arrive très tôt en France pour faire ses études secondaires à Bordeaux au lycée Montaigne. Il entre dans l'administration coloniale et part pour l'Afrique équatoriale française. Il se retrouve dans une position pleine de contradictions : comme administrateur, il doit servir la colonisation en appliquant la justice du colonisateur; comme Noir, il s'interroge sur la pratique coloniale.
C'est en qualité d'écrivain qu'il surmonte ces contradictions avec la publication de "Batouala" qui remporte le Prix Goncourt en 1921. Les attaques anti-colonialistes de sa préface l'obligent à démissionner de ses fonctions administratives coloniales en 1926.
René Maran devient le précurseur de la "pensée nègre"dans le monde francophone. Senghor, Césaire et Damas s'en inspireront pour lancer leur propre mouvement littéraire et politique, la Négritude. Ce documentaire a pour ambition de sortir de l'oubli l'écrivain, le philosophe anti colonialiste et de faire entendre la puissance de ses mots.
Invité : Barcha BAUER
« RENE MARAN, L'EVEILLEUR DES CONSCIENCES »
« Ce documentaire entre dans le cadre de la collection des grandes figures noires de la République ; Gaston Monnerville, Félix Eboué, Frantz Fanon, Léon Gontran Damas, etc. En décembre1921, René Maran reçoit le Prix Goncourt pour son roman Batouala. À l'époque, il est administrateur colonial dans l'Oubangui-Chari (république Centrafricaine). Dans sa préface, il dénonce l'attitude répressive de l'administration coloniale auprès des peuples de l'Afrique équatoriale. Ce roman donne à René Maran, d'origine guyanaise, martiniquaise et bordelaise, la renommée et une légitimité nationale qui va pousser des écrivains comme Senghor à lui donner le titre de précurseur de la négritude. Il démissionne en 1926 de l'administration coloniale, se consacrant dès lors à la littérature et au journalisme pour la reconnaissance de l'égalité de l'homme noir dans la société française, tout en soutenant l'idée d'une France humaniste, et celle d'une politique coloniale progressiste et assimilationniste. Il reçoit de nombreux prix pour son travail d'écrivain, le Prix Broguette-Gonin de l'Académie Française, le Prix des Gens de Lettres, le Prix de l'Outre-mer pour ces ½uvres poétiques et littéraires ainsi que le prix de la Poésie de l'Académie Française. René Maran sensibilisera des écrivains comme Léon Gontran Damas, Aimé Césaire, Léopold Sedar Senghor, Gabriel Glissant et des auteurs africains comme Henri Lopez à une littérature engagée. Il meurt à Paris en 1960 dans l'oubli le plus total. »
Pourquoi « La Guyane ? »
Depuis 2006, une convention de partenariat existe entre les associations CICA « cinéma d'ici cinéma d'ailleurs et Ciné-passion en Périgord.
2009 sera l'année ou nous aurons plaisir à recevoir le réalisateur Barcha Bauer lors d'une journée qui mariera le ciné woulé et l'occitan.
Rendez-vous avec le cinéma guyanais
« Pélagie Serge Poyotte, le réalisateur de « Bon na rien », dont nous parlions récemment à propos du making of réalisé par Véronique Loit, sera en Guyane du 3 au 11 décembre avec les deux comédiens principaux de son prochain film : Ricky Tribord (en photo à droite, ce comédien d'exception véritablement éblouissant, notamment dans la pièce "Allah n'est pas obligé”) et Stany Coppet. Ce prochain film de Serge Poyotte est un « clin d'oeil » à Léon Gontran Damas à travers une histoire d'amour contemporaine : « Beautiful » verra bientôt le jour si tous les soutiens légitimement attendus sont au rendez-vous. «
« Serge Poyotte, Cinéaste Guyanais, est le réalisateur de 'Bon na rien' qui a été primé au dernier Festival des Rencontres Cinématographiques en Martinique. Il a aussi été invité à de nombreux festivals, tels que le C.I.C.A, le Festival du film d'Afrique et des Iles à la Réunion, et le Cinamazonia 2007. Face à ce succès, Poyotte passe à la production et crée PALEVIRE Productions, dont l'objectif est de faire des films “Guyano-Caraïbéens”. Son dernier bijou s'intitule 'Beautiful'. »
«Ce qui m'a d'abord intéressé en écrivant ce film, c'était de mettre en parallèle l'amour de la poésie et un conte sur l'amour. J'ai tout de suite pensé à un road-movie dans lequel les héros partent dans une quête. Une quête qui va les mener sur les terres du surnaturel – le réalisme merveilleux créole proprement dit. Une quête où ils se révéleront à eux-mêmes» S.P.
Stany Coppet, ancien journaliste/animateur télé et radio, reconverti vers le cinéma et le théâtre, tournera dans les deux prochains films de Euzhan Palcy. Il sera aussi à l'affiche du prochain film de Serge Poyotte, où il incarnera le personnage de Manuel.
Ricky Tribord, s'est produit dans le spectacle “Art” de Yasmina Reza en 2000, puis en 2003 dans “Allah n'est pas obligé” d'Ahmadou Kourouma. Il est en préparation “d'Anjo Negro” de Nelson Rodrigues qu'il présentera en Guyane en Mars 2008. Personnage central dans 'Bon na rien', il incarnera Sizo dans 'Beautiful'.
BEAUTIFUL: Manuel, la trentaine, fait la connaissance en discothèque de Lydie, une jeune femme mystérieuse et très séduisante. Avec l'aide de son meilleur ami, Sizo, un Guyanais du même âge, originaire de Georgetown et admirateur du poète de la négritude, Léon Gontran DAMAS, Manuel est bien décidé à revoir la belle Lydie qui vit à Saint-Laurent du Maroni. Ils vont donc entreprendre un court voyage vers Saint-Laurent. Seulement voilà, sur la route, ils font des rencontres étranges qui vont à jamais changer leur perception de la vie...
“Passionné du septième art depuis sa plus tendre enfance [...] Serge Poyotte se donne le courage de ses ambitions...” TV Magazine Guyane 2006
A 21h30 Las Sasons avec Monique Burg
Las sasons
Ecrit et réalisé par Pamela Varela
Genre : road-movie en occitan Thématiques Femme / Mémoire / Paysage / Portrait / Vie rurale
Durée : 1h30
Année de production : 2008
Distribution/ Production / Diffusion : Ananda productions
Tous publics
Synopsis
Une femme arpente à la manière des anciens troubadours les routes verdoyantes du Périgord. Rêve, mythe ou simple réalité elle fait la rencontre d'autres femmes qui se racontent. Un périple porté vers le songe, propice à l'errance, à la liberté ; la transhumance serait un moyen d'aborder une certaine vision de l'identité, toucherait les questions liées à sa perte et à une certaine forme d'oubli.
